Perspectives de marché
Pour plusieurs, janvier est un bon indicateur de l’année qui s’annonce. Eh bien, si 2026 obéit à la règle, bouclons notre ceinture, car cela risque de ne pas être de tout repos.
Janvier s’est terminé en queue de poisson, les marchés s’étant repliés à la dernière séance pour clôturer le mois légèrement en hausse. Cependant, cette anecdote est loin de raconter toute l’histoire. En effet, janvier a été l’un de ces mois où les semaines ont semblé durer des années.
Après une année aussi spectaculaire que 2025, plusieurs s’attendaient à une forme quelconque de correction en 2026. L’année s’était terminée en beauté, sur une remontée pendant laquelle de nombreux titres avaient été surachetés, et les investisseurs craignaient que les vendeurs inondent le marché au début de 2026. Ce ne fut pas le cas.
L’année a commencé en fanfare, avec des marchés prêts à se lancer à l’assaut. Mais cet assaut a très vite été suivi d’un autre, réel celui-là, quand les États-Unis ont attaqué le Vénézuéla. Le succès retentissant de cette mission, après laquelle les États-Unis se sont bel et bien emparés du gouvernement, a sidéré la planète et galvanisé le président Trump.
Fort de sa « victoire », le président a aussitôt reporté son attention vers d’autres questions. Dans un premier temps, il a intensifié la pression sur le FOMC en intentant une action en justice contre le président Powell. Puis, il a renouvelé ses tentatives en vue d’arracher le contrôle du Groenland à un allié de l’OTAN. Quand l’UE et d’autres pays se sont insurgés, nous sommes soudainement entrés dans ce qui ressemblait à une « guerre tarifaire 2.0 ». Les marchés ont réagi en chutant. Mais, fidèle au scénario qui nous est devenu familier l’an passé, TACO Trump a rétropédalé, un accord a été conclu et les marchés ont célébré.
Le Forum économique mondial de Davos aurait dû être l’occasion de ramener le calme et d’apaiser les tensions. Or, ce fut tout le contraire. Le discours du premier ministre Carney a excité la fureur du président qui s’est déchaîné contre le Canada, ramenant la question des tarifs sur le tapis et soulevant des inquiétudes quant à la renégociation toute proche de l’ACEUM.
Malgré tout, le TSX a fini le mois dans une position décente. La volatilité des décisions prises à Washington semble avoir déclenché l’initiative « sell America » (vendre ses actifs états-uniens). Les investisseurs mondiaux, qui avaient déjà commencé à réduire leur exposition à ces titres, ont accéléré la cadence et réinvesti une part de leurs produits au Canada.
À notre avis, les véritables gagnants de cette initiative ont été les matières premières. Ces gains se sont ajoutés à ceux de la dernière année, pendant laquelle l’effet combiné d’un dollar faible, des achats faits par les banques centrales et du climat d’incertitude général a poussé l’or et l’argent vers des sommets records. Cela a entraîné la hausse des entreprises associées à ce secteur et un regain d’intérêt pour l’indice S&P/TSX.
Évidemment, tout ce qui monte doit redescendre, et nous en avons eu la preuve à la fin du mois. On pourrait certes y voir une belle occasion… jusqu’à ce que les tendances sous-jacentes s’inversent.
On s’attendait à ce que 2026 soit volatil étant donné l’état des affaires à travers le monde, mais on peut affirmer sans se tromper que janvier a surpassé ces attentes. Et maintenant?
Nous connaissons enfin le nom de celui qui devrait devenir le prochain président du FOMC, mais cela ne met pas fin à l’incertitude. Les marchés obligataires ne sont pas calmes; les écarts en matière de rendements restent serrés. Le Japon est au bord de la crise budgétaire, et qui sait quel pays sera la prochaine cible d’un accès de colère tarifaire (sans doute le Canada lorsque nous aurons remporté quelques médailles d’or).
Yet one signal coming out of Davos that should not be ignored was a comment from President Trump predicting gains in the stock market. While there is only so much he can do to deliver that, if he is back using the stock market as his scoreboard it’s hard to get too bearish. That is not to say there will not be volatility but IF that’s the case, the strategy of buying dips remains on the table.
Mise à jour sur le Fonds
The Pender Alternative Select Equity Fund was higher by 10.7%1 in January compared to the S&P/TSX composite which was higher by 0.8%. Our positioning in the commodity sectors contributed to the positive start. We entered the year with uranium being the commodity we had the most exposure to and benefited from this positioning, particularly through NexGen Energy Ltd. (NXE) et IsoEnergy Ltd (ISO). We have trimmed our uranium exposure into strength and eliminated Cameco Corporation (CCO) on valuation.
The precious metals group caught a lot of attention for the month and experienced elevated volatility. We have had exposure to this group over the last year but have been rotating our positions, shifting away from the senior producers towards the mid-tier and junior producers, as well as silver. This benefited us during the month as excitement grew in the sector and silver caught the attention of speculators globally. We took the opportunity to sell into this strength, eliminating most of our silver exposure and taking profits in many of the junior gold companies. We still like the Real Asset theme for the year and would look to come back to this sector on further weakness.
Given the favourable gains to start the year, and the profit taking in the commodities, the Fund enters February in a more defensive stance with higher levels of cash than normal. We have also increased hedges to provide downside protection in the event of further volatility. One sector we have been adding to lately is energy. Oil and natural gas prices have been doing better while the equities have lagged, this could be an opportunity. We remain cautious on the financials and are looking for better levels before adding to technology.
Greg Taylor, CFA
February 9, 2026
1 Tous les rendements signalés sont ceux des parts de catégorie F du Fonds, à moins d’indication contraire. D’autres catégories de parts sont offertes. Celles-ci pourraient présenter des frais et des rendements différents. Les données standards sur le rendement des fonds alternatifs liquides de Pender sont présentées ici : https://www.penderfund.com/fr/fund/pender-alternative-select-equity-fund/




