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Mise à jour sur le marché

On se souviendra de février comme du mois où le rêve de l’IA a commencé à tourner au cauchemar. Depuis quelques années, il suffisait de mentionner l’IA dans un communiqué de presse pour voir l’intérêt monter en flèche, et voilà que la situation s’est soudainement inversée. La peur que l’IA perturbe les modèles d’affaires et élimine des emplois à la grandeur de l’économie a pris le dessus. C’est le grand sujet qui s’est imposé pendant la saison des résultats financiers, et il pourrait mettre du temps à disparaître.

La saison des bénéfices est maintenant passée et, dans son ensemble, a été positive. Comme les multiples frôlent des niveaux records, il faudrait, pour que le marché des actions monte encore plus haut, que les bénéfices continuent d’augmenter. Depuis quelque temps déjà, c’est le principal souci des marchés états-uniens, et bien que les bénéfices aient été excellents, le cours des actions n’a pas toujours réagi positivement. Les titres technologiques ont mené la charge de ce qui est devenu le plus important marché mondial pendant plusieurs années, mais l’avenir de ces modèles d’affaires a été remis en cause, entraînant du coup un changement de leadership. Le fossé entre les gagnants et les perdants est gigantesque, comme on peut l’observer dans la très attendue rotation sectorielle que plusieurs guettaient. La valeur est enfin à l’œuvre, tandis que la croissance est clouée sur le banc des pénalités et tente de convaincre les investisseurs que l’IA ne va pas tuer leurs modèles d’affaires.

L’un des effets indésirables de cette peur de l’IA s’est manifesté sur les marchés du crédit. Pendant des années, le marché des créanciers privés a rapidement pris de l’ampleur, tandis que les banques resserraient leurs exigences en matière de prêts, créant un vide pour beaucoup de nouvelles entreprises. Et comme plusieurs de ces sociétés appartiennent au secteur technologique, le crédit privé s’est retrouvé surexposé à l’industrie logicielle. Étant donné que les multiples des entreprises logicielles publiques ont rapidement été revus à la baisse, on en est arrivé à la conclusion que nombre de ces fonds de crédit privés allaient perdre des points. Cela a entraîné une mini ruée sur les portes de sortie de ces fonds, avec pour résultat que plusieurs ont été « fermés », rendant tout rachat impossible. Soudain, la volatilité d’une évaluation quotidienne à la valeur du marché des sociétés publiques ne semble pas si terrible. Regardez bien cette histoire prendre de l’ampleur jusqu’à ce que nous en sachions davantage sur les modèles d’affaires sous-jacents des entreprises SaaS et logicielles.

Mais la volatilité crée des occasions, et le Canada a été l’un des marchés ayant tiré profit de ces craintes. Pendant des années, on a reproché à l’économie et au marché des actions du Canada d’être trop axés sur les marchandises et sur les entreprises de « l’ancienne économie ». Mais ce sont désormais ces facteurs que tout le monde recherche, et le S&P/TSX affiche l’un de ses meilleurs débuts d’année. Tout à coup, avoir un marché moins exposé à la technologie n’est plus une mauvaise chose.

Les derniers développements au Moyen-Orient semblent nourrir cette course aux marchandises. Les investisseurs ont été conditionnés à acheter pendant les creux. Mais se pourrait-il que ce soit trop facile cette fois? Les investisseurs qui se rappellent que d’autres événements géopolitiques ont fait naître des occasions d’acheter font montre d’une bonne dose de complaisance. La question demeure : « Est-ce que ce sera différent cette fois? ». C’est l’un des sujets les plus critiques en investissement, mais que se passera-t-il si le prix de l’énergie reste élevé pendant quelques mois à cause des soucis d’approvisionnement? Le marché s’attendait à ce qu’il y ait des réductions de taux au second semestre une fois l’inflation retombée. L’action militaire est habituellement inflationniste. Ajoutez à cela la possibilité que le prix du pétrole monte, et les réductions de taux pourraient être reportées aux calendes grecques.

Les risques géopolitiques élevés, les craintes rattachées à l’IA et la perspective d’une inflation persistante ne constituent pas une toile de fond bienveillante pour ce qui avait fonctionné lors du dernier cycle. Cependant, c’est peut-être la transition vers le prochain cycle. L’or et l’argent ont spectaculairement monté l’an passé, et bien qu’ils aient encore été profitables en février, il se pourrait que les tensions mondiales les poussent encore plus haut. Le secteur de l’énergie devrait aussi être avantagé. Ce groupe a raté la hausse de l’an passé, mais il attire plus d’attention depuis quelque temps. Le fait que le prix des marchandises reste élevé et que les valeurs soient intéressantes améliore l’afflux de fonds. Couplée à une demande croissante en électricité, l’énergie est un secteur qui pourrait reprendre une position de tête.

Les services financiers forcent eux aussi l’intérêt en raison des bénéfices étonnamment robustes des banques. L’an passé, les banques canadiennes ont extrêmement bien fait, mais en raison de l’inquiétude entourant le logement et les dépenses des consommateurs, plusieurs d’entre elles s’attendaient à une pause. La vigueur du marché des capitaux et de la gestion des actifs contribue à une croissance bienvenue. Quand les secteurs des services financiers, des matériaux et de l’énergie fonctionnent correctement, il va de soi que le S&P/TSX se porte bien.

Jusqu’à présent, 2026 se bâtit allègrement à partir des gains réalisés en 2025 sur la plupart des marchés. Mais le fossé séparant les gagnants des perdants est énorme. Si vous vous en êtes tenus à ce qui a fonctionné au cours des dernières années, l’expérience a été très différente. Sous la surface, la rotation sectorielle a été extrême, car les craintes entourant l’IA se nourrissent d’elles-mêmes. Ajoutons à cela que le conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran bouleverse le commerce mondial et l’approvisionnement en marchandises, et toutes les conditions sont réunies pour créer de l’incertitude. Les Ides de mars apportent habituellement une volatilité accrue, et il semble bien que ce sera encore le cas cette année.

Rendement

The Pender Alternative Multi-Strategy Income Fund returned 1.2%1 for February and is now higher by 2.2%YTD. The Fund’s blended benchmark returned 0.5%2 and 1.2% for the same period.

Returns for the Fund were largely driven by the Pender Corporate Bond Fund (PCBF). The Fund owns PCBF for its total return and opportunistic credit approach which was a key factor in its strong returns for the year. PCBF was up 2.2%3 for the month and is now higher by 4.3% YTD.

For our long/short credit exposure, the Pender Alternative Absolute Return Fund (PAARF), is used to dampen volatility and provide downside protection in choppy markets. PAARF was higher for February by 0.9% and is now positive by 1.3%4 YTD. These returns are well within the expected outcome given the return profile of the US market during the month. The Fund’s benchmark returned 0.5%5 and 1.6% for the same period.

The market neutral/merger arbitrage exposures through the Pender Alternative Arbitrage Plus Fund (PAAPF) were positive by 0.3%6 for February. Now positive by 0.7% YTD. The Fund’s benchmark returned 0.4%7 and 0.7% for the same period. Last year was a record year for corporate activity in the United States and the environment looks strong for that to continue in the new year 2026.

Positionnement du portefeuille

We continue to monitor correlations across the different Fund exposures and will introduce additional asset classes or make tactical shifts should opportunities arise. Entering 2026, given the current phase of historically tight credit spreads, we are looking to move towards a more defensive stance and increase our allocation to PAARF. We believe that M&A activity is expected to increase, which should act as a catalyst for PAAPF. Entering March, we are looking at more of a neutral stance given the higher amounts of uncertainty that exist in the market. Cash can be used as a component of the asset mix but is not material at this point in time.

Greg Taylor, CFA
March 11, 2026

1 Tous les rendements signalés sont ceux des parts de catégorie F du Fonds, à moins d’indication contraire. D’autres catégories de parts sont offertes. Celles-ci pourraient présenter des frais et des rendements différents. Les données standards sur le rendement du Fonds sont présentées ici : https://penderfund.com/fr/fund/pender-alternative-multi-strategy-income-fund/

2 L’indice de référence mixte du Fonds est constitué à 9 % de l’indice universel obligataire canadien FTSE, à 25 % de l’indice ICE BofA US High Yield Index, à 33 % de l’indice HFRI Credit (couvert en CAD) et à 33 % dans l’indice HFRI ED : Merger Arbitrage (couvert en CAD)

3 Tous les rendements signalés sont ceux des parts de catégorie F du Fonds, à moins d’indication contraire. D’autres catégories de parts sont offertes. Celles-ci pourraient présenter des frais et des rendements différents. Les données standards sur le rendement du Fonds sont présentées ici : https://penderfund.com/fr/fund/pender-corporate-bond-fund/

4 Tous les rendements signalés sont ceux des parts de catégorie F du Fonds, à moins d’indication contraire. D’autres catégories de parts sont offertes. Celles-ci pourraient présenter des frais et des rendements différents. Les données standards sur le rendement du Fonds sont présentées ici : https://penderfund.com/fr/fund/pender-alternative-absolute-return-fund/

5 The benchmark used is the HFRI Credit Index (USD). The Fund’s benchmark is the HFRI Credit Index, hedged to CAD.

6 Tous les rendements signalés sont ceux des parts de catégorie F du Fonds, à moins d’indication contraire. D’autres catégories de parts sont offertes. Celles-ci pourraient présenter des frais et des rendements différents. Les données standards sur le rendement du Fonds sont présentées ici : https://penderfund.com/fr/fund/pender-alternative-arbitrage-plus-fund/

7 Benchmark HFRI ED: Merger Arbitrage Index (USD)