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Les cibles de Pender

Chez Pender, notre équipe de gestionnaires s’emploie à identifier des occasions qui se trouvent au carrefour des cycles sectoriels et financiers, des changements structurels et des inefficacités du marché. Nous nous intéressons plus particulièrement aux logiciels pour entreprise, à l’IA, à la transition énergétique et à l’évolution du climat géopolitique. Cet article se penche sur la défense en tant qu’indicateur fondamental du changement géopolitique actuel en se fondant pour cela sur les propos du vice-amiral à la retraite Mark Norman extraits d’un balado complémentaire.

Résumé

Les dépenses mondiales en matière de défense entrent dans une nouvelle ère définie par le renseignement, la technologie et la résilience industrielle. Des billions de dollars sont investis dans le réarmement des nations et dans la transformation des chaînes d’approvisionnement. Pour le Canada, l’accélération des dépenses de la défense et l’expansion des capacités industrielles représentent à la fois un changement stratégique et une occasion d’investissement. Dans toutes ces sphères — de la transition énergétique aux infrastructures numériques en passant par les innovations militaires —, les gouvernements, les entreprises et les investisseurs réévaluent où, dans le nouveau climat géopolitique, se trouve la valeur et où elle est protégée. Chez Pender, nous considérons ceci comme faisant partie intégrale d’un cycle financier plus large — dans lequel les vents arrière structurels, l’innovation et la distribution judicieuse du capital détermineront qui seront les gagnants à long terme dans un contexte mondial en évolution.

« La force brute compte toujours; elle devient tout bonnement plus intelligente. »

- l’amiral James Stavridis

Dans un monde où les algorithmes sont plus rapides que les armées et où les données sont plus précieuses que l’acier, les codes flottant dans l’infonuage remplacent les forces sur le terrain. Tout au long de l’histoire, les guerres menaient à des résultats tangibles — territoires, ressources, actifs stratégiques. Mais de nos jours, l’économie repose sur un capital intangible : le savoir, la technologie et l’influence institutionnelle. On ne peut pas s’emparer de ces biens par la force. La valeur marchande d’entreprises comme Apple, Meta, Google, et Nvidia atteint des billions, pourtant il n’y a pas de mines de silicone à conquérir dans la Silicon Valley. Ce bouleversement trouve écho dans les propos de l’historien Yuval Noah Harari qui affirme qu’au vingt et unième siècle, l’arme la plus décisive en temps de guerre n’est plus la force brute, mais l’intelligence, tant humaine qu’artificielle.

Or, les récents événements nous rappellent que si la guerre n’est plus la même, elle n’a pas disparu. Depuis l’Ukraine à la mer de Chine méridionale en passant par Gaza, l’ordre militaire mondial est en train de changer. Cela donne lieu à une course aux armes d’un genre nouveau. Le Canada, qui a longtemps sous-investi dans sa défense, est aujourd’hui entraîné par ce changement. Les cibles de l’OTAN augmentent, la pression des États-Unis s’intensifie et la souveraineté de l’Arctique est au coeur des débats. Il ne s’agit pas d’une question uniquement géopolitique — c’en est aussi une commerciale.

À mesure que ce nouveau cycle d’investissement se déploie, il penche vers la défense, la technologie et les chaînes d’approvisionnement. Pour les investisseurs, la question n’est pas de savoir qui dépense, mais qui gagnera.

L’avenir seul le dira, mais voici le fruit de nos réflexions.

Réinvestissement mondial et expansion de l’OTAN

L’une des plus grandes alliances militaires mondiales, l’OTAN, a fait savoir que ses 32 membres allaient accroître leurs dépenses en matière de défense à 5 % de leur PIB d’ici 2035 — un bond considérable par rapport à la cible actuelle de 2 %. De ce fait, des centaines de milliards de fonds additionnels seront engagés dans la défense et les industries inhérentes. Le secrétaire général de l’OTAN, le général Mark Rutte, qualifie ce programme de « bond quantique » dans la sécurité collective.

L’investissement cible sera divisé en deux parties : 3,5 % iront à la défense traditionnelle et 1,5 % aux moyens de défense adjacents comme la cybersécurité, la logistique et la mobilité militaire — sphères où les capacités technologiques définissent de plus en plus la puissance stratégique.

À titre d’exemple, l’Union européenne a dépensé environ 326 billions € dans la défense l’an passé (soit plus ou moins 1,9 % du PIB). Cette modernisation s’opère à des degrés remarquablement différents. En 2023 , l’Union européenne ne consacrait que 19,5 % de son budget de la défense à des investissements en capital destinés, par exemple, à l’équipement et à la R&D, contre 40,7 % aux États-Unis. Pour l’Europe, il ne s’agit pas seulement d’un réarmement — c’est une reconstruction industrielle.

Mentions de source : photo de Moritz Hager / Wikimedia Commons

Au Canada, les dépenses octroyées à la défense augmentent enfin. Le dernier budget fédéral attribue 81,8 milliards $ sur cinq ans à la défense, signe sans équivoque qu’Ottawa commence à traiter la sécurité nationale comme une stratégie industrielle et à prendre au sérieux ses engagements envers l’OTAN . Ce budget alloue 6,6 milliards $ à la stratégie industrielle de défense destinée à soutenir les chaînes d’approvisionnement au pays; un milliard $ au Programme de mobilisation des entreprises pour la défense et la sécurité de la Banque de développement du Canada qui fournira du financement et des services de conseil aux PME spécialisées en défense; et 656,9 millions $ à la commercialisation de technologies à usage civil et militaire. De plus, le premier ministre Mark Carney a annoncé la création de l’Agence de l’investissement pour la défense qui sera dirigée par Doug Guzman, ancien président délégué de la Banque Royale du Canada (RBC). L’agence a pour mandat d’accélérer l’approvisionnement et de moderniser la base industrielle de la défense — une étape significative vers l’alignement des priorités de la sécurité nationale assorties de politiques industrielles et novatrices. Le premier ministre Carney a expliqué que cette décision servait des objectifs tant stratégiques que politiques :

« Le monde est de plus en plus dangereux et divisé. Le Canada doit renforcer sa défense pour mieux protéger sa souveraineté, ses intérêts et ses alliés. Ces investissements permettront non seulement de renforcer nos capacités militaires, mais aussi de développer nos industries et de créer de bons emplois bien rémunérés dans notre pays. »

Pour les investisseurs, cela marque le début d’un cycle industriel pluriannuel. Historiquement parlant, les dépenses militaires en ellesmêmes n’ont jamais assuré une croissance de longue durée , sauf quand elles provoquaient le développement d’une technologie à usage courant, comme l’internet . Mais de nos jours, les investissements dans la défense combinent l’aérospatiale, les infrastructures énergétiques et la cybersécurité — autant de secteurs correspondant à l’intérêt de Pender pour les avancées structurelles et les innovations créatrices de valeur. Ensemble, ces forces pourraient jeter les assises d’un cycle d’investissement voué à la modernisation industrielle et technologique.

Facteurs géopolitiques et nature changeante de la guerre

Après la guerre froide, plusieurs ont cru qu’une intégration économique plus étroite garantirait une paix durable — une théorie qui, tout compte fait, n’a pas tellement bien vieilli. Nous vivons aujourd’hui dans un monde imprévisible sur le plan de la sécurité, où les vulnérabilités nationales, économiques et technologiques sont intimement liées. Les frontières séparant la terre, la mer, l’air, l’espace et le cyberespace sont floues et donnent naissance à une nouvelle ère où la concurrence se livre sur plusieurs fronts.

Sur celui de la sécurité nationale, les menaces s’étendent bien au-delà du champ de bataille. Elles gagnent les réseaux, les centres de données, les satellites et les chaînes d’approvisionnement. Sur le plan de la sécurité économique, les minéraux critiques, les routes commerciales internationales et les infrastructures logistiques se trouvent désormais au coeur de toute puissance stratégique. Bien que plus de 90 % du commerce mondial se fait encore par mer, les véritables artères de l’économie moderne passent aujourd’hui par la fibre, l’infonuage et le code.

Cette transformation nécessite des investissements inédits dans tous les aspects de la défense — modernisation navale, puissance aérienne de dernière génération, renseignement satellitaire et cyberrésilience. La puissance militaire est de moins en moins une affaire d’échelle et de plus en plus une question de connectivité, de renseignement et d’adaptation.

Avec les essaims de drones, les armes hypersoniques, les constellations de satellites et les calculs quantiques, l’univers de la défense technologique prend rapidement de l’expansion. Ces atouts ne font pas qu’accroître la dissuasion, ils permettent aussi aux nations d’opérer efficacement dans des environnements dépourvus de GPS et où les cyberattaques sont fréquentes.

Cette vague de modernisation transforme aussi la manière dont les gouvernements s’approvisionnent et innovent. Un récent décret présidentiel de la Maison-Blanche sur la modernisation des acquisitions de la défense réclame l’accélération et l’assouplissement des processus d’approvisionnement — remplaçant la bureaucratie par un partenariat avec des innovateurs agiles. Des approches semblables émergent dans des pays alliés, dont le Canada, où la politique industrielle et la stratégie défensive commencent à converger.

Bien que le Canada reste relativement à la traîne, le mouvement s’accélère sous l’effet de la pression exercée par Washington, la modernisation du NORAD et le nouvel intérêt pour la souveraineté de l’Arctique. Le prochain cycle financier du Canada pourrait signifier la plus importante transformation militaire du pays depuis des décennies.

L’avenir de la défense

Le secteur de la défense en lui-même n’est plus le fait des anciens entrepreneurs. Il s’est transformé en un écosystème novateur, où la cybersécurité, l’autonomie et l’infrastructure numérique sont tout aussi indispensables à la résistance nationale que les navires et les avions de combat. L’argent va aux systèmes d’alerte précoce par radar, aux communications par satellite, aux escadrons de drones, à la surveillance par IA et aux infrastructures de commande numériques — des technologies qui brouillent les frontières entre l’innovation civile et militaire. L’avenir de la défense se construit dans les centres de données et les laboratoires de robotique et non plus uniquement sur les chantiers navals et dans les hangars.

Pour le Canada, cela crée des occasions multisectorielles. Les fournisseurs habituels de la défense ne seront plus les seuls à en tirer profit. Il y aura aussi les sociétés technologiques, aérospatiales, minières, logistiques et les entreprises manufacturières spécialisées — dont bon nombre sont loin d’appartenir à la catégorie traditionnelle de la « défense ». Contrairement à ce qui se passait autrefois, le réarmement d’aujourd’hui est moins une affaire de taille que d’intelligence — littéralement. Les dépenses de la défense moderne sont axées sur les données, la modularité et la réactivité — soit sur la capacité à détecter, décider et à déployer plus vite et mieux.

Comme Yuval Noah Harari l’écrit dans Homo Deus et Nexus, le champ de bataille moderne est dominé par les capteurs, les flux de données et les modèles prédictifs, et non plus par les actes héroïques des guerres du 20 siècle. Dans ce nouveau paradigme, l’enjeu consiste à posséder l’avantage en matière d’information, et les nations qui réussiront à harnacher le plus efficacement l’intelligence/le renseignement détiendront la balance du pouvoir pendant les prochaines décennies.

Incidences sur le marché canadien

Le Canada figure parmi les rares pays du G7 ayant sous-investi dans la défense nationale et dans les actions du secteur de la défense – situation qui fait naître des occasions. Avec l’obligation de plus en plus pressante d’atteindre la cible de l’OTAN et la mise en oeuvre de la nouvelle stratégie industrielle de la défense, les dépenses en capital sont sur le point d’augmenter drastiquement. Le budget de 2025 prévoit que les dépenses militaires atteindront les 150 milliards $, faisant de la défense non seulement une priorité en matière de sécurité, mais aussi un pilier de la politique d’industrialisation et d’innovation.

Pour les investisseurs, cette configuration est irrésistible :

  • Contrats de longue durée : flux monétaires prévisibles.
  • Services essentiels aux missions : pouvoir en matière de fixation des prix et pérennité des marges.
  • Couverture intérieure limitée : possibilité de réévaluation.

Nous avons d’ailleurs remarqué les premiers signes de cet essor : En 2024, 11,3 millions de pieds carrés d’espace industriel ont été loués à des sociétés militaires et aérospatiales — contre 7,1 millions en 2022. Ces entreprises ont besoin de vastes locaux et d’installations de grande qualité pour produire de l’armement, des roquettes et des drones.

La demande pour des bureaux augmente aussi : les secteurs de l’aérospatiale et de la défense se sont portés locataires de 426 800 pieds carrés à la fin de 2023 et en 2024. Pendant ce temps, 274 entreprises aérospatiales en démarrage ont levé du capital en 2024 — un record. On peut déduire de tout cela que même les sociétés d’investissement immobilier tireront profit de la situation.

Les chefs de file mondiaux de la défense en jouissent déjà :

  • Anduril Industries —La société de technologie militaire de 30 milliards $ endossée par Peter Thiel — a gagné l’Europe grâce à des partenariats avec Rheinmetall et Saab, ce qui en fait un acteur phare en matière de systèmes autonomes. Son PDG, Palmer Luckey, a laissé entrevoir la possibilité d’un PAPE. Le fait que l’entreprise soit spécialisée dans les systèmes autonomes et les drones la place au premier rang du secteur de la défense de dernière génération.
  • Airbus, Safran, et Lockheed Martin voient la demande s’accélérer. De 20 % à 25 % de leur revenu proviennent déjà de la défense et de l’espace.
  • BAE Systems — Le plus grand entrepreneur en matière de défense du Royaume-Uni — continue d’obtenir des contrats sur plusieurs décennies portant sur des avions de combat, des sous-marins et des systèmes numériques, tout en multipliant les investissements dans l’IA et la cyberrésilience de ses plateformes.

Les entreprises ci-dessus illustrent que la défense est en train de délaisser un modèle axé sur l’approvisionnement et l’équipement au profit d’un écosystème fondé sur l’innovation et le réseautage et de plus en plus défini par l’autonomie, la connectivité et la prédominance des données. Ce domaine recoupe désormais l’IA, la cybersécurité, l’aviation et la fabrication de pointe — alignant l’investissement en défense sur une croissance nouvelle.

Le point de vue de Pender

La défense est devenue un important sujet d’intérêt pour Pender. Lors d’une récente conférence des courtiers à Ottawa, les sociétés canadiennes MDA, CAE et Calian ont souligné la nécessité d’accroître l’efficacité du marché fédéral et le soutien aux fournisseurs nationaux. Le mandat confié à l’Agence de l’investissement pour la défense par le premier ministre Carney est encourageant. La nouvelle entité a pour tâche de rationaliser l’approvisionnement et de renforcer l’industrie militaire du Canada, essentiellement ce que les entreprises demandaient déjà. Elle signale par ailleurs que les priorités de la sécurité nationale sont étayées par une stratégie industrielle.

Au-delà de l’engagement financier, nous étudions également comment l’approvisionnement, la production et l’investissement en capital se transforment de manière à s’adapter à ce nouvel environnement géopolitique. Le modèle traditionnel, dans lequel la production destinée à la défense prend du temps, coûte cher et souffre d’un retard chronique, est remplacé par une production modulaire à grande échelle et des solutions moins coûteuses et rapidement déployables. Tant les gouvernements que les entrepreneurs mettent l’accent sur la rapidité, la flexibilité et la gestion disciplinée des coûts afin que les systèmes critiques arrivent sur le terrain plus vite et plus efficacement.

Cette transformation est manifeste dans la base industrielle émergente du Canada. Kraken Robotics accélère sa production grâce à sa nouvelle usine d’Halifax spécialisée dans les batteries sous-marines et les systèmes autonomes. Pour sa part, MDA Space continue d’investir dans son usine de satellites OTB de Québec. Tout ça a pour effet de confirmer le rôle du Canada dans les infrastructures satellitaires défensives. Ces développements montrent que le capital va de plus en plus à du matériel concret — et non plus seulement à la R&D — et font entrer l’investissement industriel dans une nouvelle phase sur le plan de la résilience nationale.

La jeune stratégie industrielle de la défense vient d'autant plus accentuer cette tendance. En effet, en associant priorités militaires aux politiques en matière d’industrie et d’innovation, le gouvernement est en train de créer un cycle d’investissement public et privé dans des secteurs tels que l’aérospatiale, la construction navale, la fabrication de pointe, l’IA et les technologies quantiques.

Cette nouvelle façon de concevoir et de construire les systèmes de défense crée de nouveaux bénéficiaires alliant innovation et capacité de production. Le fait que le Canada et ses alliés modernisent leurs bases industrielles fait naître des occasions dans l’arène de l’aérospatiale, de l’espace et de la fabrication de pointe. Selon nous, les entreprises investissant dans le modulaire, l’automatisation et les technologies à double usage sont les mieux placées pour tirer profit de cette abondance de contrats et pour connaître une croissance durable.

Chez Pender, nous nous intéressons particulièrement aux entreprises se trouvant à la croisée de ces conditions structurelles avantageuses, où l’innovation donne lieu à la création de valeur à long terme. Par exemple :

MDA (TSX:MDA) – Un chef de file canadien dans l’industrie militaire spatiale, la robotique et la surveillance. MDA est, en partenariat avec Telesat (TSX : TSAT), un opérateur de constellations de satellites OTB soutenant le renseignement géopolitique indispensable à la modernisation du NORAD et à la sécurité nationale.

Telesat (TSX:TSAT) – Par l’entremise de sa filiale Telesat Government Solutions et sa future constellation Lightspeed, l’entreprise assure la sécurité des communications du gouvernement et de la défense en plus d’apporter son soutien au NORAD.

Kraken Robotics (TSXV:PNG) – Grâce à ses innovations en défense sous-marine, l’entreprise fournit des systèmes sonar à haute résolution et des véhicules sous-marins autonomes aux alliés de l’OTAN. Forte de récents contrats de 50 millions $ et 34 millions $ en défense et de sa nouvelle usine de production, Kraken est bien placée pour tirer profit de l’accélération de la demande.

Exchange Income Corporation (TSX:EIF) – Cette société fournit des services en aérospatiale et en ISR aux forces armées canadiennes par l’entremise de PAL Aerospace et de diverses missions aéroportées.

Hexcel (NYSE:HXL) – Chef de file mondial en composites de pointe et en matériaux ultralégers, Hexcel fournit des avions de dernière génération et des plateformes de défense essentielles à la modernisation.

Fluor (NYSE:FLR) – Cette société d’ingénierie et de construction se spécialise dans les infrastructures militaires, la résilience énergétique et les projets destinés aux missions gouvernementales critiques.

Booz Allen Hamilton (NYSE:BAH) – Principal service-conseil états-unien en défense et cybersécurité, cette entreprise offre des solutions en IA, analyse et modernisation numérique au ministère de la Défense et aux gouvernements alliés du monde entier.

Les dépenses mondiales en matière de défense subissent une transformation stratégique mue par l’intelligence, la technologie et la force de l’industrie. Alors que les alliés se réarment et que les chaînes d’approvisionnement se restructurent, des billions de dollars sont investis dans la dissuasion, les données et les infrastructures numériques. C’est, pour le Canada, à la fois un impératif national et une occasion d’investir. Chez Pender, nous considérons qu’il s’agit là d’un aspect d’un cycle financier plus large — dans lequel les vents arrière structurels, l’innovation et la distribution judicieuse du capital façonneront les prochains ténors du marché. Dans un monde qui se réinvente, être investisseur est tout à fait passionnant.

Références

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Harari, Y. N. (2016). Homo Deus: A brief history of tomorrow [livre]. Harper.
Harari, Y. N. (2024). Nexus: A brief history of information networks from the Stone Age to AI [livre]. Signal.
North Atlantic Treaty Organization. (2024). Defence expenditure of NATO countries (2014–2024) [rapport des politiques et statistiques]. NATO.
https://www.nato.int/cps/en/natohq/topics_49198.htm
Conseil de l'Union européenne (s.d.). Defence expenditure and capability development in the European Union [résumé de la politique].
https://www.consilium.europa.eu/en/policies/defence-numbers/
Commission européenne. (2025). Prévisions économiques du printemps 2025 : Croissance modérée dans un contexte d'incertitude économique mondiale et L'impact économique de l'augmentation
des dépenses de défense [rapport de prévisions économiques]. https://economy-finance.ec.europa.eu/economic-forecast-and-surveys/economic-forecasts/spring-2025-economic-forecast-moderategrowth- amid-global-economic-uncertainty/economic-impact-higher-defence-spending_fr
Premier ministre du Canada. (25 juin 2025). Le Canada se joint au nouvel engagement en matière d’investissements de défense de l’OTAN [communiqué de presse]. Gouvernement du Canada.
https://www.pm.gc.ca/fr/nouvelles/communiques/2025/06/25/canada-se-joint-aunouvel- engagement-matiere-dinvestissements
The White House. (2024). Executive Order on modernizing defense acquisition and procurement [décret-loi]. The White House.
https://www.whitehouse.gov/briefing-room/presidential-actions/
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https://www.bbc.com/news/articles/crk25k47dlgo?lid=w49wivg30exg
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